Être photographe de mariage

Être photographe de mariage, c’est un métier, mais c’est aussi une façon de voir et de penser. Je suis artisan, un peu artiste aussi quand il s’agit de mettre en valeur un couple devant les éléments naturels par exemple. Il y a d’un côté la face procédurière et sécuritaire du métier, de l’autre la face plus rêveuse. Il est important de concilier les deux pour laisser courir l’imaginaire et la créativité, tout en restant professionnel et efficace. Comme d’autres métiers, celui de photographe de mariage est particulier dans la mesure où il demande rigueur et réactivité face à des moments hauts en contraintes et en imprévus. Je raconte la vie professionnelle dans laquelle je me hisse progressivement depuis deux ans.

Photographe de mariage : Rigueur et créativité

La photographie de mariage est un métier à risque ! Lorsque l’on s’engage avec un couple, nous avons une multitude de points à ne pas négliger dans le processus de production pour ne pas risquer de perdre le souvenir de leur vie toute entière. Nous, photographes de mariage, devons faire preuve de discipline. Au moment de la signature du contrat, la phase de préparation du mariage avec le couple doit être claire,  il est de notre devoir de réaliser un contrat compréhensible et équitable. Pendant le mariage, je prend le soin de travailler avec du matériel doublé pour plus de sécurité. Il est impératif de travailler avec du matériel professionnel, révisé régulièrement, et doublé (plusieurs boîtiers, objectifs, cartes mémoire, batteries). Je ne connais pas la sensation de désolation et de solitude que m’infligerait une panne de matériel en pleine journée d’un mariage, mais je n’ai pas envie de la connaître ! Après le mariage, les cartes mémoires qui contiennent les photos sont alors gardées précieusement jusqu’au retour au bureau. Elles seront alors sauvegardées en triple exemplaire (copie en miroir sur 2 disques durs, copie à un point géographiquement différent).

Passé ce côté drastique, je me doit de libérer ma créativité et faire ce que j’aime : offrir des images à mes mariés. Il faut bien sûr fournir des images documentaires, qui relatent de l’instant et qui ont un but purement informatif, car elles font partie du reportage, et le couple aimera tout autant les regarder plus tard. Mais il est aussi essentiel de partager une vision de cette journée, de créer un décalage artistique qui fera tout le charme du reportage lorsque vous le visionnerez. C’est alors qu’entrent en jeu le cadrage, la colorimétrie des images (c’est cette partie du travail, le post-traitement, qui prend plusieurs semaines), leur contenu, ou encore la façon d’aborder la lumière. Plusieurs paramètres qui donnent une photo, et pas une autre. J’aime ponctuer mes reportages par des détails, de la végétation, ou des sentiments traduits en image comme un nuage. Ces choses qui paraissent insignifiantes mais qui donnent une matière, une émotion au reportage, et qui servent aussi à le faire respirer.

L’expérience

Plus qu’appréciables sont ces métiers qui offrent non seulement un moyen de vivre, mais aussi de s’épanouir. Avec le temps, je rencontre des professionnels, des couples heureux, des lieux canons. Je suis en contact avec les invités des mariés pour quelques instants, et je tisse des relations avec ceux avec qui nous avons la même vision. Par le biais de ma communication, notamment sur les réseaux sociaux comme Instagram, je peux entrer en contact avec des artisans qui réalisent un travail magnifique et qui m’inspirent un peu plus dans mon travail, avec qui je peux travailler. En réalisant des reportages de mariages, je me sens pleinement satisfait du travail accompli. Je livre aux couples les images de leur vie. Ces futurs mariés qui me contactent parce qu’ils aiment mon travail me rappellent que j’ai choisi la bonne voie, du moins une branche parmi d’autres qui prend racine dans le travail solitaire et artistique.

Être photographe de mariage implique de grandes responsabilités, je ne pourrais pas me permettre d’être absent le jour J, ou de perdre les photos deux jours après le mariage. Il faut sans aucun doute être organisé, méthodique et rigoureux pour ne pas seulement avoir l’air professionnel, mais l’être vraiment. Il est parfois délicat d’être pro, et en même temps suffisamment familier pour ne pas décevoir ou brusquer les futur mariés. Il est aussi important de s’assurer que mes clients comprennent ma vision et la partagent. Être photographe de mariage implique beaucoup de choses, mais est aussi une grande source de bonheur lorsque l’on réussit [à faire ce que l’on aime].

 

Thibault Brémond – Photographe de mariage en Bretagne et partout en France.

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